L’Iran se lance à la conquête de l’espace

L’Iran a annoncé avoir lancé avec succès, dimanche 17 août, une fusée porteuse dont tout les systèmes « notamment de télécommande et de contrôle, sont de fabrication iranienne », a précisé Reza Taghipour, chef de l’Organisation spatiale iranienne, à la télévision d’Etat.

Il a ajouté que le lanceur portait un « satellite d’essai qui a été placé en orbite », sans donner plus de détails.

« Ainsi, la voie a été ouverte pour envoyer dans l’avenir un satellite de communication dans l’espace », a ajouté la télévision iranienne qui annonce que le lancement a été effectué avant l’aube et montre des images tournées dans la nuit et présentées comme celles du lancement de la fusée.

Dans un premier temps, les médias iraniens, citant le porte-parole du gouvernement, Gholamhossein Elham, mais aussi un communiqué de l’état-major des forces armées, avaient parlé de la mise en orbite d’un vrai satellite de communication. »Le second lancement de la fusée Safir (ambassadeur), porteuse du premier satellite Omid, a été effectué avec succès », affirmait notamment un communiqué de l’état-major des forces armées iraniennes, reproduit par l’agence officielle Irna.

Mais par la suite, un haut responsable iranien, interrogé par l’AFP, a affirmé que les médias locaux « s’étaient trompés.

Il s’agit du lancement d’une fusée capable de porter un satellite.

Le satellite Omid n’a pas été lancé ».

Lors de sa visite cette semaine en Turquie, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait déclaré que l’Iran allait procéder « très prochainement » au lancement d’un satellite iranien à l’aide d’une fusée également de fabrication locale.

« Le développement et le test de fusées par l’Iran est source d’inquiétude et soulève de nouvelles questions quant à ses intentions », a affirmé Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison-Blanche.

« Cette initiative et les possibilités d’en faire double usage pour leur programme de missiles balistiques n’est pas en accord avec les obligations demandées par le Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il ajouté.

Téhéran refuse de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium malgré trois résolutions et des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Fanch