40% des universités françaises feraient payer des frais illégaux à leurs élèves

Le syndicat étudiant Unef dénonce les frais illégaux que feraient payer 40% des universités françaises à leurs élèves, un sujet sur lequel la ministre de l’Enseignement supérieur s’est dite vigilante.

Selon l’Unef, 35 universités réclament des frais supérieurs aux droits d’inscriptions fixés nationalement, pour des montants qui dépassent parfois 1.000 euros.

L’Unef appelle les étudiants à se faire rembourser et demande au gouvernement de faire cesser ces pratiques et de doter les universités des moyens financiers nécessaires.

Interrogée par la presse, Valérie Pécresse a souligné que ces frais supplémentaires devaient être facultatifs et que les recteurs devaient les vérifier et contester les irrégularités.

« J’ai donné instruction dès l’année dernière à tous les recteurs de vérifier les droits d’inscription de façon à ce que la loi soit strictement appliquée », a-t-elle dit après le conseil des ministres, à l’Elysée.

Dans son enquête publiée mercredi sur les frais illégaux, l’Unef note que « les établissements qui persistent à réclamer des frais d’inscription illégaux ont cette année accru la dissimulation de leurs pratiques pour échapper aux sanctions ».

Les universités qui font payer des frais supplémentaires les plus élevés sont celles d’Aix-Marseille 3, Reims, Lyon 3, Amiens, Chambéry et Grenoble 2, où ils sont supérieurs à 1.000 euros, précise le syndicat.

Selon son président, l’Unef n’hésitera pas à saisir les tribunaux administratifs si ces pratiques ne cessent pas.

Dans un communiqué, l’université d’Aix-Marseille précise avoir supprimé tous les frais complémentaires depuis la fin juin et affirme que les calculs de l’Unef sont en conséquence obsolètes.

Fanch