Aller vite, notamment sur la réforme fiscale.
Réunissant les parlementaires UMP (députés et sénateurs) à Matignon ce mardi en vue de préparer la campagne des législatives, le nouveau Premier ministre François Fillon a repris à son compte la volonté de Nicolas Sarkozy d’appliquer rapidement le programme présenté aux Français avant la présidentielle.
Le Premier ministre espère ainsi créer « un choc de confiance et un choc de croissance » pour parvenir au plein emploi dans les cinq ans.
A l’automne, tous ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus le pourront ».
Il va donc falloir rapidement à tous les techniciens penchés actuellement sur ce dosser trouver la clé technique et juridique pour permettre d’exonérer d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales les heures supplémentaires.
Celles-ci relevant de la seule initiative de l’employeur.
Ensuite, François Fillon a confirmé son intention de « défiscaliser le travail étudiant et de favoriser le cumul entre l’emploi et la retraite.
Enfin, nouveauté, François Fillon a laissé entendre que le bouclier fiscal à 50% des revenus (au lieu de 60% aujourd’hui) serait aussi prévu dans le collectif budgétaire.
Pour François Fillon, cet ensemble fiscal « constituera un socle à partir duquel la poursuite des réformes s’enclenchera ».
Par ailleurs, s’agissant du service minimum, le Premier ministre a dit souhaiter « une solution qui réponde à l’attente des Français » avec le souci d’agir en « homme d’écoute », pas en « idéologue ».
Ce qui laisse entendre qu’une place sera laissée au dialogue avec les partenaires sociaux pour l’établissement d’un service minimum mais que, s’il n’y a pas de résultat, la loi interviendra.
Fanch
