La présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac émet des réserves sur la nécessité d’une loi sur le service minimum en cas de grève dans les transports publics dans un entretien publié jeudi par « Le Monde ».
« Pour l’heure, je constate que cela s’améliore et je privilégie le dialogue et la négociation », déclare-t-elle.
La présidente de la SNCF observe que les conflits « ont reculé en 2006 » dans l’entreprise publique, « passant de 1,44 à 0,79 journée perdue par agent, dont la moitié avait pour cause le CPE » (contrat première embauche).
« Voilà la preuve que Mme Idrac, au contact des syndicats des cheminots, a appris qu’en effet, les syndicats voulaient négocier et qu’il n’y avait pas besoin de loi », que « quand il y avait négociations, eh bien les syndicats avaient une attitude responsable pour l’entreprise », a déclaré la candidate de la « gauche populaire et antilibérale » à la présidentielle.
Fanch
