Plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont exprimé leur inquiétude alors que débute l’envoi des formulaires aux 47.289 élus habilités à accorder des parrainages pour postuler à l’Elysée.
Ils ont jusqu’au 16 mars, soit moins d’un mois, pour réunir les 500 signatures requises et les retourner au Conseil constitutionnel.
Le gouvernement a porté de deux à trois semaines la période de collecte des signatures auprès des maires, conseillers généraux et conseillers régionaux.
Les candidats des quatre formations parlementaires, Nicolas Sarkozy (UMP), Ségolène Royal (PS), François Bayrou (UDF) et Marie-George Buffet (PCF) sont assurés d’obtenir leur sésame pour la course à l’Elysée.
Mais le président du Front national Jean-Marie Le Pen (FN), l’altermondialiste José Bové, le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot et Dominique Voynet (Verts), les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers, et l’écologiste Corinne Lepage notamment, ont exprimé leur inquiétude.
Dénonçant devant les locaux du Conseil constitutionnel une « conjuration démocratique », José Bové a vivement reproché mercredi aux « grands partis » de faire obstruction.
Nicolas Dupont-Aignan a lui aussi dénoncé jeudi les pressions exercées par le Parti socialiste et l’UMP sur les maires.
Le socialiste Michel Sapin a dénoncé de son côté un « mauvais procès » fait au PS, qui a demandé à ses élus locaux de réserver leurs signatures à Ségolène Royal.
Fanch
