José Bové, s’est déclaré jeudi officiellement candidat à la présidentielle, décrétant « l’insurrection électorale contre le libéralisme économique ».
« J’ai décidé d’accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l’extrême droite et de redonner l’espoir d’une alternative à gauche », a déclaré José Bové lors d’une conférence de presse à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
« Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste », a-t-il accusé.
Quant à la candidate socialiste Ségolène Royal, elle incarne, selon lui, « une gauche qui a renoncé ».
« Ma candidature est celle d’un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l’immigration qui aspirent à l’unité de cette gauche-là », a-t-il dit.
Un gauche qu’il a définie comme « alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire ».
Il doit rapidement recueillir les 500 parrainages nécessaires.
La Cour de cassation doit en effet rendre le 7 février – jour de son premier meeting à Aubagne – la décision sur son pourvoi contre une condamnation à quatre mois ferme pour un arrachage d’OGM fin 2005.
Fanch
