Le plan de développement des services à la personne entre dans sa phase concrète.
Hier, le ministre de l’Emploi et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, s’est rendu à Bry-sur-Marne pour visiter les locaux de la Fourmi Verte, qui constitue l’une des premières plates-formes de services créées en France.
Regroupant Familles rurales, la MSA et Groupama au sein d’une même enseigne, elle permet à ses clients d’obtenir des prestations de nettoyage, d’assistance informatique ou d’accompagnement à domicile à partir d’un seul numéro.
Bouleverser le marché de l’emploi Jean-Louis Borloo, qui considère les services à la personne comme son deuxième chantier majeur après le plan de cohésion sociale, ne ménage pas ses efforts : ce matin, il doit recevoir des dizaines d’associations, d’entreprises et de banques pour officialiser le lancement du chèque emploi-service universel (Cesu) et la constitution des principales enseignes de services à la personne.
Autant de mesures qui doivent, selon lui, bouleverser le marché de l’emploi tout en facilitant la vie quotidienne des gens : «Alors que ces prestations profitent à 30 % des salariés américains et à 50 % des Canadiens, ils ne concernent que 3 % des Français», a-t-il rappelé hier.
En promettant la création de 1 à 2 millions d’emplois d’ici à 2010, il prend toutefois des risques raisonnables : au rythme actuel, la croissance du secteur permettrait déjà la création de 250.000 postes sur la même période.
Et le début d’engouement des entreprises conforte l’accélération attendue.
En vantant les mérites de son plan, Jean-Louis Borloo cherche aussi à reprendre la main sur le dossier de l’emploi, que Dominique de Villepin s’est largement approprié en créant le contrat nouvelles embauches et le contrat première embauche.
Dans la lignée du plan de cohésion sociale, Jean-Louis Borloo conserve d’ailleurs sa spécificité au sein du gouvernement.
Au Premier ministre, qui investit le champ d’idées de Nicolas Sarkozy en faisant évoluer le Code du travail, il oppose un traitement plus social du chômage.
Fanch
