Depuis six mois, les entreprises de services à la personne ne savent plus où donner de la tête.
Il faut dire, pour reprendre une expression de Bruno Arbouet, directeur général de l’Agence nationale des services à la personne, que l’on assiste à «l’émergence d’un nouveau secteur d’activité».
Dès que la loi relative au développement des services à la personne a été votée, en juillet 2005, tous les spécialistes du secteur se sont mobilisés afin de structurer le marché.
Outre les émetteurs du chèque emploi-service universel, deux types d’acteurs sont en train d’émerger.
-Les producteurs de services.
Associations, établissements publics, artisans ou entreprises, les prestataires de services à domicile sont aujourd’hui des centaines à être reconnus par les pouvoirs publics, département par département.
Des chiffres très insuffisants compte tenu de la demande, estime le gouvernement, qui table sur 1 à 2 millions d’emplois supplémentaires en quatre ans.
Depuis le 1er janvier, les agréments professionnels sont facilités : les démarches ne durent plus que deux mois (au lieu de six à douze mois), voire trois mois lorsque l’entreprise demande un agrément hors de son département d’origine.
-Les distributeurs de services
Constituées par des banques, des compagnies d’assurances, des associations et des groupes de services aux entreprises qui sont aussi parfois émetteurs du Cesu, ces «plates-formes» sont mandatées par les particuliers pour trouver une entreprise qualifiée ou pour recruter un salarié.
Elles démarchent également les entreprises qui, par l’intermédiaire du Cesu, peuvent offrir des services au domicile de leurs salariés.
«Près de quatre salariés sur dix estiment que leur travail rend difficile l’organisation de leur vie de famille», rappelle Accor, citant une étude réalisée en 2004 par la Dares.
Les producteurs de services se disent vigilants : ils ne veulent pas devenir sous-traitants de ces nouveaux distributeurs dont le rôle de prescripteur sera évident.
Fanch
