Le parlement européen, qui avait approuvé à une majorité des deux tiers le projet de traité constitutionnel, espère encore sauver un texte condamné par le « non » aux référendums français et néerlandais mais peine à trouver une alternative.
Le parlement « s’oppose » tout autant à l’idée de « groupes restreints » d’Etats, qui se formeraient en marge de l’UE pour progresser sur le plan institutionnel, comme Jacques Chirac envisage de le proposer au sein de l’eurogroupe.
Quant à l’idée d’une mise en ouvre partielle du projet de constitution, elle « risque de mettre fin au consensus qui a assuré l’équilibre entre les institutions et entre les Etats membres et, par conséquent, d’aggraver la crise de conscience ».
Les auteurs de la résolution, Andrew Duff, du groupe Libéral et démocrate et Johannes Voggenhuber, des Verts, estiment que « le maintien du texte actuel » serait la meilleure solution à l’issue de la période de réflexion décrétée par les dirigeants européens d’ici 2007.
Le résultat du vote – 385 voix pour, 125 contre et 51 abstentions – a montré que le rapport de forces n’avait pas varié à Strasbourg en faveur du projet de traité constitutionnel.
Fanch
