A trois jours du scrutin, le « non » au référendum sur le traité constitutionnel européen consolide son avance à 54% des intentions de vote, le choix étant définitif pour 89% des sondés, selon la dernière enquête TNS Sofres-Unilog pour Le Monde, RTL et LCI, publiée jeudi.
Le sondage, réalisé lundi et mardi (23 et 24 mai), est le onzième consécutif à pronostiquer le rejet de la Constitution européenne dimanche.
Le nombre d’indécis est en très nette baisse: seuls 17% des sondés déclarent pouvoir encore changer d’avis d’ici à dimanche.
Par rapport au précédent sondage Sofres-Unilog, réalisé les 11 et 13 mai, le « non » progresse d’un point. Le « oui » recueille 46% des intentions de vote (-1%). Le choix est définitif pour 82% des personnes interrogées (+5%), un taux qui atteint même 89% chez ceux qui ont l’intention de vote « non ».
En outre, 20% des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intention de vote (25%).
« Le ‘non’ à la Constitution européenne se solidifie », commente l’institut pour RTL. « C’est la confirmation que la remontée du ‘oui’, fin avril, n’aura été qu’un feu de paille. »
Le « non » reste majoritaire à 66% dans l’électorat de gauche, soit une progression de sept points. Il est notamment en nette hausse (+5%) chez les sympathisants socialistes, dont 59% affirment qu’ils voteront contre le traité européen.
A droite, le « oui » domine toujours et progresse lui aussi fortement, passant de 61% à 67% des intentions de vote sur l’ensemble de l’électorat (y compris Front national et MNR). Le « oui » atteint 80% chez les électeurs de l’UDF et 75% chez ceux de l’UMP.
Les personnes se disant proches du FN ou du MNR sont en revanche pour le « non » à 90%.
Une majorité de sondés (43%) souhaitent la victoire du « non », contre 39% qui souhaitent celle du « oui » (18% sans opinion).
Interrogés sur le résultat probable du scrutin, 47% pronostiquent une victoire du « non » (-6) et 41% celle du « oui »
(+7).
Interrogés sur l’impact d’un rejet du texte sur l’influence de la France en Europe, une courte majorité de sondés (45% contre 44%) pensent que la France serait affaiblie. Ils n’étaient que 40% lors du précédent sondage à partager ce point de vue, contre 54% d’un avis inverse.
Le sondage a été réalisé auprès d’un échantillon national de 1.000 personnes, représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile, selon la méthode des quotas.
[source – yahoo.com] (Reuters)
