Le ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil, devrait annoncer une revalorisation de 0,8% à 0,9% des salaires et le versement de façon exceptionnelle d’une prime de 1,2% pour 260.000 fonctionnaires bloqués en haut de leur catégorie, selon le quotidien Aujourd’hui-en-France/Le Parisien de lundi.
Calculé sur la base du traitement 2004, ce bonus devrait atteindre 230 euros sur certaines feuilles de paie, et sera versé au plus tard en juin, croit savoir le quotidien. Cette prime serait versée aux fonctionnaires titulaires, au sommet de leur grade depuis au moins 3 ans, ce qui représente 260.00O agents, dont 120.000 travaillant pour l’Etat, 90.000 dans les hôpitaux et 50.000 dans les collectivités territoriales.
En outre, la revalorisation du point d’indice des quelque 5,2 millions de fonctionnaires en 2005, porterait sur une hausse possible de 0,8% à 0,9% s’ajoutant à celle de 0,54% déjà programmée cette année, précise la quotidien.
Enfin en ce qui concerne les bas salaires, les échelles 2 et 3 vont fusionner au 1er juillet: Quelque 540.000 fonctionnaires sont concernés par cette augmentation, comprise entre 4 et 57 euros par mois et 5% au total en fin de carrière.
Le ministère de la Fonction publique a indiqué à l’AFP que Renaud Dutreil « réservait ses annonces aux syndicats qu’il reçoit mardi », démentant l’information du Parisien selon laquelle le ministre proposerait dès lundi une revalorisation des salaires des fonctionnaires pour 2005.
« Le ministre réserve ses annonces aux syndicats qu’il reçoit mardi », a-t-on expliqué lundi au ministère de la Fonction publique. « Le ministre ne va pas faire ses propositions dans la presse, il les réserve » aux sept fédérations syndicales de fonctionnaires qu’il doit recevoir mardi après-midi, a-t-on ajouté au ministère de la Fonction publique.
Interrogé sur l’éventuelle prime de 1,2% pour 260.000 fonctionnaires, le ministère a relevé que « la question de cette prime est ficelée depuis le mois de décembre », sans donner plus de précisions.
L’Unsa et la CFE-CGC ont d’ores et déjà évalué à 0,8% ou 0,9% la hausse que pourrait consentir le ministre mardi. Pour les syndicats, la hausse de 1% accordée jusqu’à présent par le gouvernement pour 2005 en deux étapes (+0,5% au 1er février et +0,5% au 1er novembre) est largement insuffisante, car elle ne couvre pas l’inflation prévisionnelle de 1,8%.
Les syndicats se sont dits ouverts à une discussion portant également sur 2006, mais uniquement une fois accordée une « hausse significative » pour 2005.
[source – yahoo.com] (AFP)
