Jacques Chirac, qui s’adressera aux Français « le moment venu » dans la campagne pour le référendum du 29 mai sur la Constitution européenne, a mis en garde contre toute politisation de la consultation, qui « n’est pas un plébiscite » ou le signal d’une « alternance ».
« Un référendum n’est pas un choix politique. La question qui est posée est une question européenne, ce n’est pas l’alternance politique qui est en cause, ce n’est pas un plébiscite », a souligné mercredi le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet européen de Bruxelles.
« Je crois que le référendum en soi est une technique démocratique, une approche démocratique de nos régimes et de nos pays et que par conséquent, il faut l’encourager », a expliqué le président de la République.
« Cela suppose – et c’est toute une culture qui est un peu remise en cause – que, lorsqu’on fait un référendum, on ne veuille pas répondre à des questions différentes de celle qui est posée », a-t-il prévenu, sur fond de mécontentement à l’encontre du gouvernement et de grogne sociale.
Interrogé sur son rôle dans la campagne, au moment où le camp du « non » prend l’avantage dans l’opinion, Jacques Chirac a souligné qu’il s’adresserait aux Français « le moment venu ».
« Je les informerai, en général, et de ma position en particulier. Ensuite, bien entendu, nous respecterons leur choix », a-t-il dit.
« Je n’ai aucune intention de stigmatiser les uns ou les autres. En revanche, j’ai une conviction: j’ai la conviction que l’actuel traité constitutionnel est un progrès sur le plan social, économique, et en matière de politique étrangère », a-t-il plaidé.
[source – yahoo.com] (Reuters)
