IBM décide de libérer d’un coup 500 brevets

Avec ce geste, le constructeur informatique pionnier s’adresse à la communauté Open Source et favorise le développement de nouvelles briques technologiques.

IBM s’engage à proposer en accès libre 500 brevets maison. « C’est le plus grand gage jamais présenté envers les brevet de tous types (…) cela représente un changement important dans la façon dont IBM gère et déploie ses titres de propriété intellectuelle » , peut-on lire sur le communiqué diffusé mardi.

Une façon de faire directement profiter la communauté du logiciel libre des travaux de recherche du fabricant informatique pionnier américain qui tend à devenir un pur prestataire de services dédiés à l’e-business.

D’ailleurs, IBM précise qu’il réserve l’accès de ses brevets « libres » aux « individus, communautés ou entreprises qui travaillent ou utilisent des logiciels conformes aux définitions de l’Open Source Initiative (OSI) pour les applications open sources présentes et futures ». La firme espère ainsi engendrer la base d’une « industrie large de brevets communs » afin d’encourager l’innovation technologique auprès d’autres entrepreneurs qui pourraient également mettre en commun une partie de leur propriété intellectuelle. IBM voudrait mettre Microsoft en porte-à-faux qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Premier dépositaire de brevets

« Alors que la détention de propriété intellectuelle est un moteur essentiel pour l’innovation, les avancées technologiques dépendent souvent d’un savoir partagé, des standards et d’une innovation commune » , lit-on toujours dans le communiqué. Un discours qui ressemble étrangement à celui des défenseurs de l’open source et, particulièrement de ceux qui tentent de s’opposer à la brevetabilité des logiciels, quitte à se dresser face au Conseil de l’Europe.

Si la stratégie d’IBM est, à première vue, salutaire pour le monde du libre, elle est pour le moins étonnante de la part du premier dépositaire de brevets en 2004. L’année dernière, Big Blue a soumis 3 248 brevets à l’Office américain des brevets et marques (USPTO).

[source – vnunet.fr] Christophe Lagane