Raffarin insiste sur le dialogue social concernant les 35 heures

Revenant pour la première fois officiellement sur la polémique relancée la semaine dernière sur la réduction du temps de travail, Jean-Pierre Raffarin a estimé lundi que le dialogue social devait précéder toute décision législative en France, « sur les 35 heures comme tout autre sujet » .

En visite de 48 heures à Moscou, le Premier ministre a souligné que son gouvernement tiendrait ses engagements en matière de dialogue social, « élément fertile en France ».

« Nous sommes prêts à y apporter les aménagements nécessaires et de faire en sorte, sur les 35 heures comme sur tout autre sujet, que le dialogue précède la décision législative », a-t-il déclaré lors d’un petit déjeuner avec des chefs d’entreprises françaises implantées en Russie.

« C’est un engagement que nous avons pris et que nous tiendrons. Le dialogue social ouvre le débat législatif en matière de code du travail et d’organisation du travail », a-t-il insisté, reprenant les arguments avancés ce week-end par le ministre des Affaires sociales qui a exclu une réforme par la loi de la réduction du temps de travail.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, François Fillon a estimé qu’il n’y aurait « pas de grand soir » des 35 heures.

« Nous ne considérons pas qu’il soit possible de se débarrasser des 35 heures par un vote aussi brutal et totalitaire que celui qui les a instaurées », a-t-il expliqué.

La polémique sur la RTT entre opposition et majorité a rebondi la semaine dernière lorsque les « réformateurs » de l’UMP, pour la plupart libéraux, ont annoncé le dépôt d’une proposition visant à créer une commission d’enquête parlementaire sur les conséquences des 35 heures.

Estimant « ne rien avoir à redouter » d’un bilan « rigoureux et précis », les socialistes ont également déposé une proposition allant dans ce sens.

[source – yahoo.com] (Reuters)