Un guide paru cette année aux Etats-Unis, en pleine crise de francophobie, propose aux Américaines l’objectif inédit de « réveiller la femme française qui sommeille en elles » afin d’augmenter leur bien-être au quotidien.
« Entre Nous, A woman’s guide to finding her inner French girl », classé au rayon « développement personnel » des librairies, a pour but d’expliquer aux Américaines pourquoi la femme française possède ce style « inimitable et chic », afin de leur permettre de s’en inspirer, a expliqué la femme qui a développé le concept du livre, Karen Watts.
La femme française, « une des étoiles du panthéon de la beauté et de la force féminine », est avant tout « une essence, une manière d’être, un état d’esprit – et elle existe chez chacune d’entre nous », affirme l’auteur, Debra Ollivier.
Cette Californienne estime que le secret du charme « mythique » de la femme française réside dans sa force de caractère et son individualisme, en opposition avec la tendance des Américaines à obéir aux diktats de la société de consommation.
« Il est rare qu’une Américaine ait la capacité très française de dire non – de refuser quoi que ce soit qui ne lui aille pas, que cette chose soit un job, un homme ou les dernières tendances de la saison » de prêt-à-porter, écrit l’auteur qui a habité dix ans à Paris avec son mari français et leurs deux enfants.
De Colette à Jeanne Moreau, en passant par Audrey Tautou et Simone de Beauvoir, la femme française sait s’affirmer, se cultiver, profiter des menus plaisirs de la vie, prendre son temps, privilégier la qualité plutôt que la quantité, et c’est ce qui lui donne ce style inimitable, assure Debra Ollivier.
« Pour libérer notre Française intérieure, il ne faut pas agir comme une Française ou bien (Dieu nous en garde) faire semblant d’être Française. Mais il faudrait peut-être songer à revoir notre système de valeurs », commente-t-elle.
En écoutant la Française présente dans chaque Américaine, « on pourrait vivre sa vie au lieu d’essayer de la gagner ».
« Entre nous », paru en avril en pleine guerre d’Irak, s’est vendu à environ 20.000 exemplaires en trois mois, selon Karen Watts, qui dirige la société de promotion de livres « Lark production ».
Un score plutôt satisfaisant pour un premier livre, qui, estime-t-elle, a souffert d’un déficit de publicité dû à la francophobie provoquée par l’opposition de la France à la guerre d’Irak.
[source – yahoo.com] (AFP)
