Martine Aubry, maire de Lille  » ne peut plus être battue  » ?

Le camp de Martine Aubry a revendiqué la victoire à l’élection pour la tête du PS dans la nuit de vendredi à samedi, le député Claude Bartolone assurant que la maire de Lille « ne peut plus être battue ».

« Nous ne nous laisserons pas voler la victoire » a déclaré Manuel Valls, un des lieutenants de Ségolène Royal, en contestant « de la manière la plus ferme » les résultats de la fédération du Nord.

« Nous ne pouvons pas accepter des annonces prématurées, des tricheries indignes d’une grande formation politique », a déclaré, le visage grave, M. Valls, depuis le QG improvisé de Mme Royal à la Maison des Polytechniciens à Paris, à deux pas du siège du PS.

Ses propos ont été accueillis par un tonnerre d’applaudissements de la part des partisans de Mme Royal.

Ségolène Royal n’était pas encore arrivée au QG à 1H15 du matin.

M. Valls, pendant sa déclaration, était entouré de plusieurs proches de la présidente de la région Poitou-Charentes, dont dont Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce et Jean-Louis Bianco.

Le bras droit de Mme Royal, Vincent Peillon, se trouvait au siège du PS après être passé au QG.

Un haut responsable du PS indiquait vers 01H00 que le résultat était « de l’ordre de 300 voix d’écart », et ne pouvait être « considéré comme définitif ».

Selon un autre responsable du PS, l’écart final « serait de 140 voix », et « il y a de la bagarre dans l’air ».

Les partisans de Mme Aubry, qui étaient réunis à l’Assemblée, se sont alors dirigés vers le siège du PS, situé à proximité.

David Assouline a relevé que la tendance en faveur de Royal en début de soirée s’était « bizarrement » inversée lors du dépouillement dans les grosses fédérations pro-Aubry (Seine Maritime, Nord et Pas-de-Calais), sans parler de contestations.

Fanch