Durcissement des conditions d’indemnisation de l’assurance chômage

Le gouvernement a remis lundi aux partenaires sociaux un projet durcissant les conditions d’indemnisation des chômeurs.

Le texte prévoit notamment qu’au bout de six mois de chômage, un demandeur d’emploi ne pourra pas rejeter plus de deux offres payées 80% de son salaire précédent et situées à une heure de transport de son domicile, sous peine de voir son allocation réduite ou suspendue.

L’emploi proposé devra être « situé à une distance telle qu’elle n’entraîne pas un trajet d’une distance de plus de 30km ou un temps de transport en commun supérieur à une heure entre le domicile et le lieu de travail ».

Ce texte qui entend définir une « offre raisonnable d’emploi », doit être discuté entre la ministre de l’Economie Christine Lagarde et les partenaires sociaux lors d’une réunion tripartite mardi à Bercy.

Toujours selon ce document, au bout d’un an de chômage, un demandeur d’emploi ne pourra pas refuser plus de deux propositions d’emploi dont le salaire sera supérieur au montant de l’indemnisation qu’il touche et « répondant aux mêmes conditions en termes de qualification et d’éloignement » que la mesure définie au bout de six mois.

« Il y a beaucoup de banlieusards parisiens qui doivent rigoler en entendant ça », a déclaré le secrétaire général de la CFDT François Chérèque lundi sur RMC et BFM, interrogé sur le temps de transport.

« Si on avait proposé à mon épouse un travail à une heure trente de transport, ça aurait été impossible pour les enfants.

François Chérèque réclame des « droits » et des « devoirs » pour les chômeurs: « le chômeur à le devoir de reprendre un emploi si on lui propose un emploi qui correspond à ce qu’il cherche ».

Fanch