Les entreprises mettent de plus en plus la clef sous la porte en France.
Selon l’étude annuelle du cabinet Altares, on dénombre 49.400 jugements d’ouvertures de redressements ou liquidations judiciaires en 2007, en hausse de 4,9% par rapport à l’année précédente.
Plusieurs constats peuvent être tirés de ces chiffres.
D’abord, cette hausse du nombre des défaillances est directement lié au « dynamisme des créations d’entreprises » en 2003 et 2004 (+9% chaque année), notent les auteurs de l’étude.
Par voie de conséquence, les jeunes entreprises de 3 à 5 ans sont « particulièrement vulnérables » : l’an dernier, elles représentaient 30% des procédures collectives.
L’Ile-de-France (+6,6%) « pèse sur la tendance nationale », souligne Altares, et représente près du quart des procédures françaises.
L’étude d’Altares dresse également un bilan très mitigé de la loi de sauvegarde, mise en place il y a deux ans, et qui permet au chef d’entreprise « qui éprouve des difficultés » de suspendre le remboursement de ses dettes tout en restant aux manettes de sa société.
Une procédure très « peu utilisée », relève le cabinet, avec 506 sauvegardes comptabilisées, contre 500 en 2006.
Plus encourageant, 43% des sauvegardes ont trouvé une issue favorable, note Altares.
Ce peu de succès apporte de l’eau au moulin du gouvernement qui a lancé une réflexion sur le toilettage de la loi de sauvegarde.
Fanch
