Avancées significatives de la réforme du marché du travail

Réunis, comme tous les vendredi, pour tenter de moderniser le marché du travail, patronat et syndicats ont noté des avancées sur le sujet du jour : la sécurisation des salariés en cas de changement ou de rupture dans leur carrière.

La chef de file de la délégation patronale, Cathy Kopp, s’est félicitée « des avancées significatives » qui ont été « actées par nos partenaires syndicaux sur la quasi intégralité des sujets ».

Qualifiant l’atmosphère de la négociation de « dense et constructive », Cathy Kopp a estimé que « ceci présageait d’une avancée positive de la négociation ».

« C’est une négociation historique, nous voulons tous aboutir », a-t-elle dit.

« S’il faut qu’on prenne quinze jours supplémentaires, on les prendra », a dédramatisé Stéphane Lardy (FO).

Maryse Dumas (CGT) a précisé qu’un point d’évaluation aurait lieu le 21.

Patronat et syndicats se retrouvent vendredi prochain, la CFE-CGC demandant à avoir une nouvelle mouture d’avant-projet d’accord comme base de travail.

« On parlera de la rupture, ce sera un des gros enjeux », a estimé M. Lardy (FO), qui espère convaincre les organisations patronales mais aussi certains syndicats de l’inutilité de créer un nouveau mode de rupture, compte tenu des outils déjà existants dans la législation pour sécuriser au plan juridique les ruptures de contrats de travail.

Alain Lecanu (CFE-CGC), « mécontent, car rien ne bouge sur le contrat de travail », a laissé planer le doute sur la venue de sa délégation au complet la semaine prochaine, « s’il n’y a pas de nouveau texte ».

La CGT a aussi souhaité que « quelque chose bouge » d’ici vendredi prochain.

Fanch