Le président Nicolas Sarkozy a fait un geste envers les enseignants, en annonçant ce lundi l « abrogation totale des décrets Robien » aux syndicats qu’il recevait en table ronde et qui se sont dits « satisfaits », alors que la disparition de ces décrets était devenue un « préalable » à toute discussion.
Cette réunion inédite à laquelle participaient le Premier ministre, François Fillon, et le ministre de l’Education, Xavier Darcos, visait, selon l’Elysée, à marquer l’importance que le président accorde à « l’amélioration du système éducatif, dont il fait une de ses grandes priorités ».
« Nous sommes satisfaits car les décrets ont empoisonné la vie des enseignants », a déclaré Patrick Gonthier, secrétaire général de l’Unsa-Education dans la cour de l’Elysée.
« On a été entendu, c’est positif », a commenté Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, première fédération de l’Education.
« Le président de la république a confié à Xavier Darcos le soin de mener des débats de longue haleine sur le métier enseignant », a-t-il ajouté.
« L’abrogation des décrets était un préalable à la négociation sur le travail enseignant », a rappelé Patrik Gonthier.
En revanche, les 3.058 postes supprimés par le biais des décrets ne seront pas restaurés : les heures équivalentes seront compensées en heures supplémentaires.
« On nous a rappelé les « contraintes budgétaires », la promesse de « remplacement d’un fonctionnaire sur deux » et le fait qu’il n’est pas possible d’améliorer la fonction enseignante » sans limiter le nombre d’enseignants, a regretté Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs assuré aux syndicats le renouvellement de 34.400 « emplois vie scolaire » sur 42.400.
Créés en 2005, ces emplois sous-qualifiés seront intégralement maintenus pour l’assistance aux élèves handicapés (7.700) et l’aide administrative aux directeurs d’école (18.700), selon l’Elysée.
Fanch
