Second Life déplaît à Familles de France

Second Life, le monde virtuel populaire conçu par la société californienne Linden Lab, déplait à Familles de France, qui le fait savoir avec un recours devant la justice française.

Motif principal : la présence jugée incongrue et non contrôlée de contenus pornographique.

« Les utilisateurs ont la possibilité de mimer des rapports sexuels, allant même jusqu’à des scènes de viol, de bondage, de zoophilie et de scatophilie », souligne l’association française de soutien aux familles dans un communiqué du 1er juin 2007.

Celle-ci s’inquiète de la présence « de passerelles entre l’univers virtuel et des sites internet de pornographie [qui] permettent à l’utilisateur d’être redirigé rapidement ».

Familles de France a donc assigné en justice l’éditeur Linden Lab.

« La France fournirait le deuxième groupe de joueurs après les États-Unis », estime l’association qui se donne pour mission « d’assurer la promotion et la défense de tous les intérêts de la famille sur le plan moral ».

Outre l’accès aisée à la pornographie, Familles de France dénonce la présence de publicité pour de l’alcool ou du tabac en ligne.

Aucune précaution n’est prise par l’éditeur pour interdire aux plus jeunes l’accès à ce monde que l’on ne peut cependant réduire à un univers de dépravation.

C’est pourquoi l’organisation de défense des consommateurs, notamment, « réclame des mesures techniques efficaces de protection afin que des contrôles soient mis en place pour empêcher l’accès à ces dérives par les mineurs ».

Ayant peu de chance d’être entendu par l’éditeur américain basé à San Francisco, Familles de France a assigné tous les fournisseurs d’accès Internet installés en France en référé « à titre subsidiaire ».

Fanch