Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, ont ainsi pris date pour la suite

Plusieurs ténors du PS ont lancé des critiques plus ou moins voilées contre la direction du parti et Ségolène Royal, dimanche soir, dès l’annonce de la défaite, laissant augurer de douloureux réajustements chez les socialistes, à un mois des législatives.

Deux des éléphants du parti, qui représentent des sensibilités différentes au PS, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, ont ainsi pris date pour la suite, plaçant le premier secrétaire François Hollande sur la sellette.

C’est la troisième élection présidentielle consécutive perdue par le PS.

L’ancien ministre Dominique Strauss-Kahn, souvent qualifié de social-démocrate, a porté un jugement « sévère » sur « le fonctionnement du parti depuis cinq ans », en affirmant que le PS « n’avait pas su faire une gauche moderne ».

Il faut, a-t-il ajouté, que cette campagne soit menée « collégialement », adressant une critique évidente à la candidate, accusée à de multiples reprises de faire sa campagne seule, sans se soucier de l’avis des dirigeants du PS.

« La victoire ne peut être que collective, la gauche, c’est le « nous» , ce n’est pas le « je» « , a poursuivi M. Fabius.

Il a aussi formulé un jugement plutôt critique sur les appels au centre de Mme Royal.

« Nous avons peut-être dérouté » les électeurs, a-t-il jugé.

Devant le Bureau national du PS, les jospinistes ont fait valoir que les élections législatives « ne sont pas le 3e tour de la présidentielle », ce qui a été compris par des participants comme une exigence que Mme Royal ne soit pas le commandant en chef de la bataille des législatives.

Dans son discours, Mme Royal n’a cependant pas manifesté la volonté de s’effacer.

« Quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas (…) J’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais, je continue avec vous », a-t-elle dit à ses électeurs.

« Nos valeurs finiront par triompher », a aussi déclaré Mme Royal devant les militants socialistes, au siège du PS.

Fanch