La campagne présidentielle est entrée lundi dans sa dernière phase, l’officielle, avec le début de l’affichage près des 85.000 bureaux de vote, la stricte égalité audiovisuelle entre candidats et la diffusion des premiers clips radio-télévisés.
José Bové (gauche altermondialiste) a ouvert le bal des émissions officielles à 06h25 sur France 5.
La période de 12 jours qui s’est ouverte à 00h00 implique une stricte égalité non seulement de temps de parole à la radio et à la télévision entre tous les postulants à l’Elysée, mais aussi de temps d’antenne, c’est-à-dire de commentaires par les journalistes sur un candidat.
L’ordre de passage des spots de candidats a été tiré au sort par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).
Chacun aura 45 minutes de temps de parole, segmentées en clips de trois formats (1 minute, 2 minutes et demie et 5 minutes et demie) diffusés sur France 2, France 3, France 4, France 5, RFO (radio et télévision), France Inter et RFI.
José Bové a commencé par un plaidoyer pour les habitants des quartiers difficiles.
De facture très classique, ce « long format » a été réalisé par l’animateur Karl Zéro, qui a multiplié les brèves interventions d’anonymes.
Karl Zéro demande aussi au candidat, en le tutoyant, « une seule raison de voter pour lui » et en reçoit plusieurs en réponse, notamment que le paysan rebelle serait le seul capable de « rassembler la gauche antilibérale et les écologistes ».
Le même clip de Bové, puis ceux de Frédéric Nihous (CPNT), Gérard Schivardi (soutenu par le PT, extrême-gauche) et Nicolas Sarkozy (UMP) se sont ensuite succédé sur France 2 à 08h45.
On y entend plusieurs maires, comme un pied-de-nez à l’interdiction faite à M. Schivardi de s’afficher comme « le candidat des maires ».
Nicolas Sarkozy consacre son premier spot à l’emploi, l’école, les retraites et la santé.
Il décline ses propositions-phare face à la caméra, et on le voit rencontrer des handicapés et plaisanter avec des personnes âgées.
Quant aux panneaux métalliques d’affichage officiel, numérotés de un à douze, ils ont été attribués en fonction du tirage au sort effectué le 19 mars par le Conseil constitutionnel: Olivier Besancenot (LCR) ouvre le ban et Nicolas Sarkozy le ferme.
Fanch
