Actuellement, le nombre d’abonnés au FTTH (Fiber To The Home, fibre optique jusqu’au domicile) connaît une croissance soutenue en Europe.
En juin 2006, les consultants ont dénombré en Europe environ 820.000 abonnés à la fibre et près de 2,74 millions de foyers et bâtiments raccordables.
Alors que la majorité des abonnés est toujours concentrée dans seulement cinq pays (96% des abonnés sont localisés en Suède, Italie, Danemark, Pays-Bas et Norvège), l’année 2006 a vu des opérateurs de premier plan décider d’investir dans leur propre réseau FTTH.
Tel est le cas en France avec France Telecom, Iliad/Free et Neuf/Cégétel.
Concernant les infrastructures techniques permettant de mettre en oeuvre le FTTH, la technologie Ethernet (liaison point à point jusqu’à l’appartement) domine largement par rapport aux technologies PON (Passive Optical Network) dans les projets de déploiement de fibre en Europe.
Le test parisien de France Télécom, lancé à la mi-2006 avec une architecture GPON, a été confirmé fin 2006 par le lancement pré-commercial d’une offre FTTH qui se déploie depuis quelques semaines, avec l’objectif de couvrir une dizaine de grandes villes d’ici fin 2008.
Or de l’avis des opérateurs alternatifs, cette topologie PON, même si elle est aussi « dégroupable » que l’Ethernet point à point, serait surtout mise en oeuvre par les opérateurs historiques européens pour recréer sur la future boucle locale de fibre optique le monopole qu’ils détenaient sur le cuivre.
Alors quel est donc le bon point de mutualisation des réseaux de fibre et ne faudrait-il pas faire en sorte que les nouveaux réseaux soient mutualisés et ouverts jusqu’au pied des immeubles et non plus seulement jusqu’aux répartiteurs?
Le rôle de « facilitateur » que peuvent jouer les collectivités sera notamment décisif pour favoriser les travaux de génie civil indispensables aux déploiements réalisés par les opérateurs, spécialement pour les opérateurs qui ne possèdent pas déjà de fourreaux (ces travaux peuvent représenter jusqu’à plus de 70% du coût de déploiement).
Fanch
