La FSU demande la suspension de la diffusion des chiffres mensuels du chômage qu’elle juge « approximatifs » et qui « surestiment la baisse réelle du chômage ».
La Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de la Fonction publique d’Etat) prend ainsi part à la polémique lancée depuis décembre dernier par le collectif « les Autres chiffres du chômage » (ACDC) sur la fiabilité des données officielles, et appuie la position des syndicats de l’INSEE qui ont demandé la suspension de la parution de l’estimation mensuelle du chômage.
L’organisation syndicale met notamment en avant la situation de chômeurs « davantage contraints (multiplication des entretiens obligatoires dans des agences éloignées), sans recevoir nécessairement le service attendu (diminution du nombre de formations, absence d’offres d’emploi), ce qui entraîne des sorties du fichier sans solution réelle d’emploi ».
« Par ailleurs », poursuit la FSU, « de nombreux demandeurs d’emploi ont été basculés en catégories 4 et 5, catégories qui ne sont jamais prises en compte par le gouvernement dans ses annonces mensuelles ».
Le taux de chômage officiel diffusé par le gouvernement s’appuie en effet sur la catégorie 1 des demandeurs d’emploi (sans emploi, disponibles immédiatement et exerçant une activité réduite de moins de 78 heures pas mois).
Fanch
