Commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot vient de «tirer la sonnette d’alarme» devant l’accumulation de problèmes et de retards qui menacent le programme Galileo.
Objet de ses inquiétudes : l’ambiance au sein du consortium chargé de développer et de définir les offres commerciales du futur système de navigation par satellite.
Regroupant les français Thales et Alcatel, le britannique Inmarsat, l’italien Finmeccanica et les espagnols Aena et Hispasat, il n’échappe pas aux rivalités nationales qui perturbent déjà le fonctionnement d’Airbus.
En clair, l’Espagne cherche à hériter de responsabilités plus nombreuses et de centres de contrôles, dont l’implantation doit encore être définie.
Attendue en 2011, soit déjà trois ans plus tard que le calendrier initial, l’exploitation totale de Galileo n’interviendra qu’en 2012 (l’exploitation partielle débutera en 2008).
Pendant ce temps, le GPS américain continue de s’implanter sur les territoires européens, grâce au succès des navigateurs portables ou embarqués dans les voitures.
Venu de Chine, il devrait-être opérationnel dès l’année prochaine en Asie, avant de s’étendre peut-être au reste du monde.
Fanch
