Il y a tout juste un an, on prêtait à Imperial Tobacco l’intention de lancer une OPA hostile à 11 milliards d’euros sur Altadis.
Un an après, rien n’a changé ou presque, à ceci près que l’offensive du cigarettier britannique sur son concurrent franco-espagnol se veut désormais amicale.
Le groupe Altadis a ainsi confirmé aujourd’hui jeudi avoir été approché en vue d’une offre de rachat à 11,5 milliards en cash.
Le conseil d’administration se prononcera dans les tout prochains jours sur ce projet de rapprochement.
La réaction fulgurante des marchés ne s’est pas fait attendre, bien que l’opération soit loin d’être bouclée.
Avec dans le rôle des assaillants possibles, l’américain Altria (ex-Philip Morris), l’heureux propriétaire de Marlboro, la marque n°1, qui n’a jamais caché son faible pour Imperial Tobacco.
Une manière pour le britannique de prendre pied sur le premier marché du monde.
Sur le papier, l’alliance entre Imperial Tobacco et Altadis présente à l’évidence un intérêt stratégique.
Car le premier, numéro quatre mondial, est surtout présent au Royaume-Uni, en Allemagne et en Irlande avec ses marques Davidoff (Allemagne), JPS, Lambert & Butler (Royaume-Uni), Richmond & Horizon ou encore Peter Stuyvesant.
Le second, numéro cinq mondial, l’est principalement en France et en Espagne, les deux marchés clés de ses sociétés fondatrices (Seita en France et Tabacalera en Espagne).
Fanch
