Il n’apportera son soutien officiel au candidat UMP à la présidentielle que si ce dernier intègre dans son programme ses propositions pour le prochain quinquennat.
Dans le livre-programme « « L’architecte et l’horloger » (éditions du Moment) » qu’il vient d’adresser à Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Emploi et de la cohésion sociale, qui est aussi co-président du parti radical, expose sa vision de la société française et les remèdes qu’il préconise pour s’attaquer aux maux qui la rongent, au premier rang desquels le chômage structurel de masse en vigueur depuis vingt-cinq ans.
« Nous devons retrouver l’excellence qui fut longtemps la nôtre dans quatre domaines : l’emploi, la formation, l’équité républicaine et le logement », estime Jean-Louis Borloo qui constate que « depuis trente ou quarante ans, notre pays a décroché ».
Il propose donc un vaste plan d’actions conformes aux « valeurs de la droite sociale et du centre » qu’il affirme incarner.
Il propose une réduction de 20% de ces taxes, 10% pour l’amélioration immédiate du pouvoir d’achat des salariés et 10% pour soutenir la compétitivité des entreprises.
Une opération qui se soldera par un transfert de 60 milliards d’euros de ces taxes sur d’autres assiettes : la CSG et la CRDS, la TVA, l’épargne, l’impôt sur les successions, l’impôt sur les sociétés, la taxation environnementale et l’imposition sur les plus values.
Dans un premier temps, la réduction des taxes sur l’emploi sera réservé aux entreprises de moins de 500 salariés.
De même, toute transformation d’un CDD actuel en CDI d’ici au 1er janvier 2008 bénéficierait du même dispositif d’allègement de 20% des charges sociales.
Il en sera de même pour toute transformation d’un emploi à temps partiel en emploi à temps plein et pour tout recrutement en CDI d’une personne habitant dans une zone urbaine sensible, d’ici au 31 décembre 2007.
Pour réduire le taux de chômage des jeunes dans les banlieues sensibles, il propose aussi une « mesure exceptionnelle » visant à réserver aux jeunes de ces quartiers 250.000 contrats de professionnalisation financés par l’État.
Fanch
