Berlin: résistances face au projet de taxer les véhicules polluants

A peine ses intentions rendues publiques de réformer la taxe sur les véhicules en tenant à l’avenir compte de leur rejets de gaz polluants, le gouvernement allemand se heurte à l’hostilité de plusieurs régions fédérales d’Allemagne.

Sans que la couleur politique ne joue, la ville-Etat de Berlin à gauche (SPD) et à droite les régions de Basse-Saxe et du Bade-Würtemberg (CDU toutes les deux) ont déjà émis des réserves face à ce projet.

Il n’existerait pas de données relatives à leurs rejets de gaz carbonique (CO2) pour les modèles dont l’année de fabrication est antérieure à 2005.

Et bien entendu, les régions ne doivent pas in fine pâtir de pertes fiscales du fait de la réforme, sans quoi leur blocage sur le vote de la loi paraît acquis.

Selon le ministre de l’environnement Sigmar Gabriel (SPD), les véhicules émettant particulièrement peu de CO2 pourraient être exonérés de taxe.

Les verts, dans l’opposition parlementaire, veulent hâter le mouvement.

Dans l’entourage du ministre des finances Peer Steinbrück (SPD), on indique que la préparation d’un texte de loi va encore prendre plusieurs mois.

Aussi, l’agitation autour de ce sujet fiscal en étonne au gouvernement alors qu’il s’agit d’une promesse de la grande coalition d’Angela Merkel figurant au programme de gouvernement datant de novembre 2005.

La réduction des gaz à effet de serre est une priorité affichée par Angela Merkel, lors de présidence allemande de l’Union Européenne s’achevant en juin.

La discussion qui fait surface en Allemagne survient alors que la Commission européenne veut par ailleurs obtenir des constructeurs automobiles qu’ils réduisent de 25% d’ici cinq ans la quantité de CO2 émise par les voitures neuves.

Fanch