50 % des CNE sont rompus au bout de douze mois

Comment les entreprises utilisent-elles le Contrat Nouvelles Embauches?

La Dares (service statistique du ministère de l’Emploi) et l’Acoss (agence centrale des organismes de Sécurité sociale) publient aujourd’hui une deuxième enquête sur le sujet.

Ses résultats démontrent une nouvelle fois la précarité du CNE, confirmant les données de la première enquête publiée en juin 2006.

70% des entreprises déclarent que, sans CNE, elles auraient de toutes façons embauché à la même date, sous une autre forme de contrat.

De fait, parmi les salariés embauchés en CNE en octobre 2005, 70% travaillaient encore dans la même entreprise au bout de six mois, et seulement 50% au bout de douze mois.

Le taux de maintien à six mois des CNE est encore plus faible pour les embauches réalisées en mai 2006 (60%).

24% des salariés recrutés en CNE en mai 2006 ont démissionné, ce qui représente la moitié des ruptures de contrat.

La principale motivation des entreprises : ils sont 77% à invoquer « la simplicité administrative à la rupture ».

13% des salariés en CNE ont déjà travaillé dans l’entreprise auparavant, en CDD, ou en tant qu’intérimaire ou apprenti.

Ils sont moins diplômés (39% ont un niveau de formation inférieur au CAP ou BEP), travaillent plus souvent à temps complet que les salariés en CDI ou en CDD de plus d’un mois.

En terme d’âge et de salaire, ils se retrouvent dans une sorte de situation intermédiaire: 40% des salariés en CNE perçoivent un salaire d’embauche qui ne dépasse pas le Smic, contre 30% de ceux embauchés en CDI et 50% de ceux embauchés en CDD de plus d’un mois.

Fanch