François Bayrou, le loup au coin du bois

François Bayrou monte semaine après semaine dans les sondages, séduisant à gauche mais aussi à droite, au point de disputer la place de troisième homme à Jean-Marie Le Pen.

Mardi, François Bayrou a refusé de dire qui, de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal, il soutiendrait au second tour de la présidentielle, en affirmant que c’était « le piège auquel il voulait échapper ».

Le candidat de l’UDF à la présidentielle a estimé sur RTL que la question de la consigne de vote qu’il donnerait au second tour était « le piège ».

« Si j’accepte cette question, cela veut dire que ma démarche de renouvellement de la politique n’est pas sincère, qu’en réalité, je roulerais pour un camp ou pour un autre », a-t-il expliqué.

Il a réaffirmé sa volonté de changer « cette idée de camp contre camp ».

« Je refuse cette question, elle est en elle-même le piège auquel je veux échapper », a-t-il insisté.

« Je prendrai dans mon gouvernement des personnalités compétentes qui accepteront le programme que les Français auront signé », a-t-il dit, en refusant de raisonner par « étiquettes » politiques.

Le président de l’UDF a fait en janvier une incontestable percée dans les enquêtes d’opinion.

Après l’IFOP, qui lui a attribué 12% d’intentions de vote au premier tour le 15 janvier puis 12,5%, BVA est monté mercredi dernier à 13% et LH2 a poussé lundi à 14%.

Selon lui, le candidat centriste « fédère des publics assez larges et variés ».

Il séduit par sa critique des puissances médiatiques, du « duopole » Sarkozy-Royal et de la « lassitude » qu’il pourrait engendrer, et également par son « discours sur le tiers-Etat » de « promotion des faibles contre les puissants ».

Fanch