Le seul mérite que le ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement ne se reconnaît pas concerne la loi sur le droit au logement opposable, qui sera débattue à partir du 30 janvier au Sénat.
Ce droit, qui est « le combat de beaucoup de gens », a trouvé sa traduction législative « grâce aux associations, il faut bien le dire », a insisté le ministre.
Pour le reste, que ce soit « l’inversion de la courbe du chômage, le plan Marshall pour les banlieues, le doublement des mises en chantier de logement », il faut féliciter Jean-Louis Borloo.
La baisse du chômage tout d’abord: non seulement le chiffre officiel communiqué chaque mois par le gouvernement comptabilise moins de la moitié des personnes inscrites à l’ANPE, mais sa baisse est également imputable à des effets extérieurs à la politique du ministère de la Cohésion sociale (décélération de la population active, départs en retraite des salariés ayant commencé à travailler jeunes notamment).
En outre, avec 360.000 contrats aidés en 2006, le traitement social du chômage a retrouvé un niveau très important.
En matière sociale, l’Etat délègue désormais à des agences une grande partie de ce qui était hier sa politique.
Pour ses derniers voeux à la presse, Jean-Louis Borloo a tenu un vrai discours de la méthode.
Fanch
