A quatre mois de l’élection présidentielle, le thème du logement s’est bel et bien installé au centre de l’agenda politique.
Invité sur Canal+ dimanche, le Premier ministre a annoncé que le gouvernement allait apporter « dans les prochaines heures » une « solution » pour les personnes dormant sous les tentes installées depuis le 16 décembre par l’association Les Enfants de Don Quichotte.
Afin de mettre fin aux campements à Paris et dans près d’une dizaine de villes de province, Dominique de Villepin a promis d’apporter « des réponses ponctuelles en liaison avec les collectivités », invitant « chacun à y mettre un peu du sien », mais sans plus de précision.
Le chef du gouvernement a rappelé son annonce mercredi d’un projet de loi pour rendre le droit au logement « opposable », c’est-à-dire pouvant faire l’objet d’un recours en justice.
« Il y a en gros 20.000 SDF en France, il y a environ 100.000 (personnes) qui sont dans des logements insalubres, inacceptables », a affirmé le Premier ministre.
Ces chiffres sont très en-deça de ceux avancés par les associations : la Fondation Abbé Pierre estime qu’il y a en France 3,2 millions de personnes sans logement ou mal logées.
Le gouvernement a transmis jeudi au Conseil d’Etat son projet de loi sur le logement opposable, qui doit être présenté le 17 janvier en Conseil des ministres.
Le droit opposable sera accessible à partir du 31 décembre 2008 aux personnes pas ou mal logées puis, à partir du 1er janvier 2012, à tous les demandeurs d’un logement social victimes de délais « anormalement long ».
Fanch
