Le groupe néerlandais Imca qui avait été pressenti pour reprendre Air Lib a jeté l’éponge en renonçant à signer le protocole de conciliation devant sauver la compagnie aérienne de la faillite, a annoncé jeudi le ministère des Transports.
Le protocole devait permettre l’entrée d’Imca au capital d’Air Lib, la relance de son activité et le remboursement échelonné de ses dettes publique, a rappelé le communiqué du ministère.
La licence d’exploitation d’Air Lib avait été prolongée la semaine dernière de quelques jours pour donner une chance aux discussions sur le sauvetage d’aboutir – jusqu’au 5 février à minuit. Les négociations ayant échoué, les avions d’Air Lib n’ont désormais plus le droit de voler.
Le sort d’Air Lib relève désormais de ses dirigeants et du président du Tribunal de commerce, souligne le communiqué du ministère.
Le plan de sauvetage de la compagnie a semble-t-il achoppé sur la question de l’obtention par Imca d’une commande d’Airbus à des conditions avantageuses pour améliorer la flotte d’Air Lib. Imca souhaitait acheter 29 A319 au même prix que celui que l’avionneur européen avait consenti à la compagnie à coûts bas EasyJet. La société britannique a commandé 120 A319 en début d’année.
C’est sur cette « troisième manche » des négociations, selon les termes du ministre des Transports Gilles de Robien, que l’accord a achoppé.
Cette négociation ne dépend pas du gouvernement, avait prévenu Gilles de Robien quelques heures avant l’échec des négociations.
« C’est Imca qui veut des avions qui sont plus compétitifs, 29 A319 (…), c’est une négociation entre une société privée et un repreneur privé. Dans cette négociation là, l’Etat n’interviendra pas auprès d’Airbus », avait-il dit sur RMC-Info.
Une réunion entre les représentants d’Imca et du ministère de Transports s’était pourtant poursuivie jusqu’aux premières heures de la matinée de jeudi pour une dernière tentative.
Les deux premières manches des négociations, l’accord sur le remboursement de la dette et la négociations avec les syndicats pour l’obtention de gains de productivité, semblaient avoir été réglés d’après Gilles de Robien.
Air Lib doit 30,5 millions d’euros au Fonds européen de développement (FDES) et a contracté entre 80 et 90 millions de dettes envers l’Etat.
L’Etat s’est engagé à mettre « tout en oeuvre » pour assurer l’avenir des dessertes et annonce son intention de recevoir les représentants du personnel « dans les meilleurs délais ».
Un numéro vert est mis à la disposition des passagers en possession de billets, le 0805 201 301.
[source – yahoo.com]
