Une nouvelle agression raciste à Berlin, perpétrée contre un élu régional d’origine turque, a ému la classe politique et relancé le débat sur les violences à caractère xénophobe dans l’est de l’Allemagne.
A moins de trois semaines du début de la Coupe du monde de football, des responsables de partis et d’associations antiracistes craignent pour la sécurité de supporteurs de couleur en certains endroits de la capitale et sa région, et pour l’image du pays en cas de débordements.
Deux inconnus ont violemment frappé Giyasettin Sayan, député du Parti de gauche (ex-communiste) au Parlement régional de Berlin, alors qu’il marchait dans une rue de sa circonscription, vendredi soir 19 mai.
Ces incidents avaient incité un ancien porte-parole du gouvernement fédéral, Uwe-Karsten Heye, à inviter prestement les supporteurs de football « d’une autre couleur de peau » à ne pas se rendre en certains endroits de Berlin et de la région mitoyenne du Brandebourg.
L’agression du député n’a fait qu’aviver la discussion.
La classe politique s’interroge de nouveau sur les mesures à prendre pour réduire les agressions xénophobes.
Le ministre fédéral de l’intérieur, Wolfgang Schaüble, devait annoncer, lundi 22 mai, qu’entre 2004 et 2005 le nombre de néonazis a augmenté de 300 à 4 100 en Allemagne.
Le maire de Berlin, Klaus Wowereit, a tenu à assurer supporteurs et touristes que « tout sera fait pour que tout se passe bien ».
Fanch
