Tentative de concertation ce Vendredi sur l’emploi des Jeunes

Dominique de Villepin et les leaders syndicaux pourraient se retrouver vendredi 24 mars, pour « une réunion de travail » portant « sans a priori » sur « tous les sujets » relatifs à l’emploi des jeunes.

Le premier ministre a convié par lettre, jeudi 23 mars, les dirigeants des cinq confédérations (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO) à le rencontrer, à Matignon.

A peine le courrier reçu, ces derniers devraient se retrouver, jeudi à 15 h 30, au siège de la CFDT pour envisager la stratégie à adopter.

Tous sembleraient d’accord sur deux points : accepter l’invitation du premier ministre à dialoguer et ne plus faire de l’annonce du « retrait » du CPE un préalable à toute rencontre.

« On y va tous ensemble, ou pas du tout », insiste Bernard Van Craeynest (CFE-CGC).

« Pour dire qu’il faut retirer le CPE », ajoute Bernard Thibault (CGT).

« Je n’ai pas entendu que l’on retirait le CPE, mais s’il m’invite, je vais le voir », explique Jacques Voisin (CFTC).

De son côté, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, indique son souhait de voir tout le monde répondre à l’invitation de Matignon : « Ce serait bien que tout le monde y aille même si c’est pour lui expliquer qu’il faut retirer le CPE », dit-il.

La difficulté pour les cinq dirigeants confédéraux va être aussi de ne pas faire éclater un front syndical qui les dépasse largement, puisqu’il associe d’autres syndicats, dont la FSU chez les enseignants, ou encore les organisations étudiantes et lycéennes, en pointe dans le mouvement anti-CPE.

Avant de leur envoyer son invitation, M. de Villepin a pris soin de vérifier que les cinq confédérations ne la déclineraient pas.

Lors de la séance des questions au gouvernement, M. de Villepin a indiqué « comprendre ce que ressentent et ce que disent les jeunes », et vouloir « avancer avec les partenaires sociaux sans a priori ».

Dix minutes plus tard, le ministre de l’emploi Jean-Louis Borloo enfonçait le clou : « vous auriez dû écouter ce qu’a dit le chef du gouvernement », répondait-il à François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste : « Sans a priori ça veut dire en abordant tous les sujets y compris les deux sujets que vous avez évoqués sur les conditions de la séparation [sans justification] et sur la durée [de deux ans de préavis] » du CPE.

Fanch