Les chefs d’entreprises ayant rencontré lundi Dominique de Villepin à Matignon se sont déclarés pour la plupart favorables au principe de « justifier le motif de licenciement » pour un CPE et de « réduire à un an la période d’essai », a déclaré l’un d’eux à l’AFP.
« Il y eu unanimité pour dire «il faut absolument justifier le motif du licenciement»(…) “le jeune ne doit pas être licencié sans savoir pourquoi”, a dit ce chef d’entreprise qui a préféré garder l’anonymat.
Matignon a demandé aux participants de ne pas dévoiler à la presse les pistes évoquées pendant la réunion.
Selon un autre participant à la réunion ayant requis l’anonymat, certains chefs d’entreprises ont également proposé de « transformer le droit à la formation en obligation à la formation » ou « d’augmenter les indemnités » en cas de licenciement.
« Cela permettra de créer des emplois nouveaux qui n’auraient pas été créés autrement », a dit M. Van Ryb précisant toutefois que dans son entreprise de 400 salariés, il préférait utiliser « à 90% » le CDI classique.
Selon Charles Beigbeder (Poweo), « une très grande majorité d’entrepreneurs qui étaient là croient au CPE ».
« Ce contrat est un bon contrat, donc il faut le sauver, on en a besoin pour avancer et pour croître », a-t-il affirmé.
Interrogé sur les aménagements auxquels réfléchissait le gouvernement, M. Beigbeder a botté en touche, en lançant: « il y a des pistes mais on n’a pas le droit d’en parler! ».
Dans les grandes entreprises, « la norme, c’est le CDI » et le CPE « n’aura pas de gros impact sur l’embauche dans les grandes entreprises », a-t-il estimé.
Fanch
