Six gros annonceurs, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir fait de la publicité sur des sites internet de téléchargement illicite des « Choristes », ont assuré mercredi ne pas avoir eu l’intention de participer au « piratage » du film à succès.
Entamée le 25 janvier, l’audience devant la 31e chambre correctionnelle s’est poursuivie mercredi avec les plaidoiries de la défense des sociétés Neuf Telecom, AOL France, Telecom Italia France, Voyages-sncf.com, FINAREF et La Française des Jeux, poursuivies pour complicité de contrefaçon.
« Il n’existe aucun élément intentionnel, aucune volonté de faire de la publicité sur des sites P2P », a affirmé Me Denis Schemla, au nom d’AOL France.
Avocat de la Française des Jeux (FDJ), Me Joël Alquezar, a indiqué que son client avait déposé plainte pour « contrefaçon de sa publicité ».
D’une manière générale, « les annonceurs se situent en cinquième ou sixième rangs sur l’échelle des responsabilités », a fait valoir la défense de Neuf Telecom.
Lors de l’audience du 25 janvier, l’avocat des coproducteurs du film « Les Choristes » avait fait valoir que « les annonceurs financent le piratage et donnent un vernis de respectabilité à une activité illicite ».
Fanch
