Le racisme anti-arabe et l’islamophobie se sont « débridés » sur internet depuis les émeutes dans les banlieues et les propos d’hommes politiques classiques qui reprennent du vocabulaire normalement réservée à l’extrême droite, estiment des militants de la lutte contre la xénophobie.

« Le fait que Nicolas Sarkozy ait employé le mot «racaille» ou que Philippe de Villiers parle «d’invasion musulmane» à l’occasion des émeutes a fourni un bain de jouvance aux extrémistes sur internet », explique Mouloud Aounit, le dirigeant du Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap).
« Depuis les émeutes, la parole raciste a connu une nouvelle vitalité sur les sites spécialisés et a fleuri sur des sites classiques », renchérit un spécialiste de la lutte contre la haine en ligne.
France-Echos, SOS-France et Occidentalis sont, selon le spécialiste, les trois principaux héritiers de la mouvance anti-arabe qui domine le net francophone de la haine.
Ils présentent tous les trois les arabes, les noirs et les musulmans comme des corps étrangers à la société française, maniant tour à tour l’amalgame, l’insinuation et l’insulte et réunissant un cocktail détonant de sympathisants du Front national, de de Villiers, du Bloc identitaire ou encore des nostalgiques de l’Algérie française.
Fanch
