Mardi 7 février, grande mobilisation contre le CPE

C’est dans son bureau de Matignon, tard dans la nuit, pendant le week-end du 15 janvier, entouré de quelques collaborateurs, que Dominique de Villepin a décidé de lancer la bataille du contrat première embauche (CPE).

UN FRANÇAIS SUR DEUX (52 %) se déclare hostile au CPE, et 40 % y sont favorables.

Avec 44 % d’opinions favorables, la cote de popularité du premier ministre chute de 5 points par rapport au mois de janvier.

La certitude qu’il devait mener cette bataille de l’emploi des jeunes en donnant un nouveau coup de canif dans le droit du travail, il l’a acquise entre le début du mois de décembre et la mi-janvier.

Les ministres de la cohésion sociale et de l’emploi, Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, ont tenté, en vain, de l’en dissuader.

Les partenaires sociaux n’ont pas été consultés, lui ont-ils dit en substance, et le gouvernement s’était engagé à évaluer d’abord les résultats du contrat nouvelles embauches (CNE), lancé en août 2005.

Le pôle social du gouvernement agite le spectre du contrat d’insertion professionnelle d’Edouard Balladur, qui, rebaptisé « smic jeunes » par l’opposition et les manifestants, avait dû être abandonné en 1994.

Mercredi 11 janvier, en sortant d’une nouvelle réunion à Matignon, M. Larcher pense avoir convaincu le premier ministre d’opter pour un « contrat chapeau » qui offrirait des garanties aux jeunes d’un contrat de travail à l’autre.

A la veille de la mobilisation des syndicats d’étudiants et de salariés (dont SUD-Rail, qui a déposé un préavis de grève), Dominique de Villepin se prépare.

Fanch