La préfecture du Morbihan a déclenché le « plan départemental de lutte contre les perturbations du réseau d’eau potable ».
Les Belle-Ilois font leurs provisions, deux jours par semaine, avec 80 000 bouteilles acheminées depuis le continent.
« La situation est critique depuis avril », précise Bernard Simon, directeur du service départemental de l’eau (SDE) du Morbihan, auquel est affiliée Belle-Ile.
Le conseil général et le syndicat départemental de l’eau ont payé l’addition, 2,6 millions d’euros, avec l’aide de la ville de Vannes.
Un appel d’offres a été lancé pour un nouvel approvisionnement par bateaux : trois rotations à 1 500m3 par semaine pendant le mois de janvier.
Les autorités envisagent de mettre en service une unité de dessalement comme à l île de Sein.
« La situation la plus sécurisante, à long terme, serait un pipeline entre l île et le continent », estime Yves Brien, conseiller général (dvg).
Yves Brien souligne que la situation de Belle-Ile constitue « une alerte pour le continent ».
Fanch
