La négociation générale sur l’assurance chômage s’est achevée jeudi en début de soirée dans une certaine confusion au terme d’une ultime séance où le Medef s’est montré ferme face à FO, la question du ralliement de ce syndicat à un accord demeurant en suspens.
Après 18 heures de négociations de mardi à mercredi et des prolongations jeudi après-midi, FO n’a pas obtenu gain de cause dans sa demande d’une contribution patronale sur la précarité, tout en indiquant qu’il n’était pas en mesure d’indiquer à ce stade s’il signerait ou non l’accord, que devraient approuver la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, outre les organisations patronales.
La CFTC a confirmé peu après que la négociation était terminée, indiquant que le texte serait soumis à signature mais que, faute de pouvoir boucler la nouvelle convention avant la fin de l’année, il conviendrait de la proroger le temps que la nouvelle puisse entrer en vigueur.
« Pour la CFTC, je vais présenter le texte plutôt positivement, il n’est pas parfait loin s’en faut », a admis Michel Coquillion, négociateur CFTC, qui a indiqué qu « environ 30.000 personnes auront des conditions d’indemnisation moins favorables mais » que dans le même temps « 30.000 auront une meilleure indemnisation ».
Jean-Marie Toulisse, pour la CFDT, a parlé d’une « négociation extrêmement difficile: les négociateurs de la CFDT considèrent être allés au bout de ce qu’il était possible d’obtenir des employeurs, le bureau de la CFDT décidera le 3 janvier ».
Après avoir claqué la porte mercredi, faute d’avoir obtenu le respect d’un engagement oral du patronat, FO s’est heurté de nouveau « à une fin de non recevoir » jeudi, selon Maurad Rabhi de la CGT.
Le négociateur FO souhaitait que chaque entreprise verse une contribution spécifique pour financer le droit individuel à la formation (DIF) de ses salariés en CDD, à hauteur de 1,25% des salaires qui lui ont été payés pendant la durée de son contrat.
Le projet actuel, qui entrera en vigueur s’il recueille trois signatures syndicales sur cinq, prévoit d’augmenter de 0,08 point les cotisations, une hausse répartie à parts égales entre employeurs et salariés pour dégager 960 millions d’euros d’économie en trois ans.
En contrepartie, une refonte partielle des filières d’indemnisation des chômeurs est proposée, visant 474 millions d’euros d’économie d’ici fin 2008.
Fanch
