Un compromis semble avoir été trouvé sur l’assurance-chômage

Alors qu’un compromis sur l’Unedic semblait avoir été trouvé tôt ce matin après quelque 18 heures de négociations entre le patronat et quatre syndicats, FO a finalement claqué la porte des discussions, suivie peu après par la CFDT et la CGT.

«Je quitte la négociation en attendant qu’un nouveau texte nous soit proposé», a déclaré le négociateur de FO, Jean-Claude Quentin déplorant n’être pas «parvenu à obtenir une rédaction correcte de ce texte par rapport aux dispositions qui ont été prises cette nuit».

Evoquant un «incident très grave», Jean-Claude Quentin reproche au patronat de n’avoir pas retranscrit dans le texte final sa demande d’une contribution spécifique sur les contrats à durée déterminée, pourtant acceptée cette nuit durant la négociation.

Composé de 20 articles, le projet d’accord sur l’assurance chômage soumis mercredi matin aux syndicats devait entrer en vigueur le 1er janvier prochain pour une durée de trois ans.

Concernant l’indemnisation des chômeurs, le Medef proposait de laisser inchangée la première filière (filière A), destinée aux chômeurs sortant de contrats courts ou précaires.

Les chômeurs ayant cotisé pendant 6 mois au cours des 22 derniers mois auraient toujours bénéficié de 7 mois d’indemnisation.

En revanche, les conditions d’entrée dans la filière B (qui concerne près de la moitié des chômeurs indemnisés) auraient été modifiées.

Elles ne se seraient appliquées qu’aux chômeurs entrant dans le système d’assurance-chômage à compter du 1er janvier prochain.

Le texte prévoyait par ailleurs une hausse des cotisations de 0,08 point, répartie à parts égales entre les employeurs et les salariés.

Le taux de cotisation serait ainsi passé à 6,48% du salaire brut (4,04% pour les employeurs et 2,44% pour les salariés), permettant d’engranger 960 millions d’euros de recettes supplémentaires sur trois ans.

Fanch