Les filiales françaises de Philips, Sony et Panasonic sont sanctionnées «pour avoir respectivement mis en place une entente verticale avec chacun de leurs distributeurs, ayant pour but de fixer les prix de revente au détail des produits bruns de leur marque», explique le Conseil de la concurrence.
À cette époque, le Conseil estime que ces fabricants de produits d’électronique grand public réalisaient ensemble 55% des ventes de chaînes Hi-Fi, près de 50% des ventes de téléviseurs et près de 40% des ventes de magnétoscopes et de DVD.
Philips et Sony devront payer 16 millions d’euros chacun, tandis que Panasonic est condamné à 2,4 millions d’euros.
L’autorité de la concurrence avait été saisie en mai 1998 par la SARL Avantage qui commercialisait des produits bruns à prix discount, dans un magasin situé à Grenoble, sous l’enseigne TVHA.
Selon le document de la décision, le gérant de TVHA a eu recours à des enregistrements audio de conversations qu’il a eues avec ses fournisseurs pour constituer sa plainte.
Les filiales de Toshiba et de Yamaha, également concernées par la plainte, n’ont pas été sanctionnées par le Conseil qui affirme ne pas disposer de preuves suffisantes à leur encontre.
Fanch
