Ca bouge pour les chômeurs

Primes à l’emploi ou à la mobilité, crédit d’impôt, meilleur suivi mais aussi contrôle accru, le gouvernement tente d’inciter les chômeurs à reprendre une activité et rendre le service public de l’emploi plus efficace.

Deux nouvelles dispositions ont été annoncées lundi par le ministre de l’Economie Thierry Breton: les chômeurs qui acceptent de changer de région bénéficieront d’un crédit d’impôts de 1.500 euros et d’un allègement de l’impôt sur le revenu locatif, s’ils sont propriétaires de leur logement et le mettent en location.

La prime pour la mobilité s’ajoute à une panoplie de mesures déjà annoncées par le Premier ministre: prime de 1.000 euros pour les bénéficiaires de minima sociaux et chômeurs de longue durée qui reprennent un emploi, crédit d’impôt pour les jeunes qui acceptent un métier en crise de recrutement, revalorisation de la prime pour l’emploi.

Début octobre, l’ANPE et l’Unedic devraient finaliser leur rapprochement en signant une convention tripartite avec l’Etat, par laquelle ils s’engagent à mettre en commun leurs informations et partager leurs locaux.

C’est une petite révolution pour «les 14.000 salariés des Assedic chargés de l’indemnisation» et «20.000 agents de l’ANPE en charge de la recherche d’emploi», peu habitués à travailler ensemble.

L’objectif est de parvenir, d’ici 2006, à la constitution d’un dossier unique du demandeur d’emploi, et d’un suivi plus régulier.

Fanch