C’est Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, qui avait engagé le processus en 1999 en faisant évaluer le «service médical rendu» (SMR) de l’ensemble des médicaments.
Cette nouvelle instance indépendante, chargée notamment d’évaluer l’utilité des soins, va rendre un avis détaillé, en milieu de semaine prochaine, sur ces médicaments.
Une recommandation qui pèsera lourd, car elle ne s’appuiera pas seulement sur l’intérêt purement scientifique mais prendra aussi en compte des critères socio-économiques souvent mis en avant par les industriels pour justifier du maintien du remboursement : risques de limitation dans l’accès aux soins, d’effets report sur des médicaments plus onéreux pour la Sécurité sociale…
Un élargissement de la réflexion qui ne devrait pas empêcher la Haute Autorité de prôner le déremboursement, pur et simple, ou gradué selon les produits, de ces médicaments, même si les huit sages du collège doivent encore se réunir pour arrêter définitivement une position commune.
Xavier Bertrand, à qui il reviendra d’acter ou non les déremboursements, va se retrouver au pied du mur.
Mais le ministre de la Santé pourra aussi justifier plus facilement d’une telle décision auprès de l’opinion.
Fanch
