Reprise des importations de textile Chinois

Peter Mandelson s’est bien gardé de tout triomphalisme au lendemain de l’accord conclu avec Pékin sur le déblocage des quelque 80 millions de pièces de textile chinois en souffrance dans les ports européens.

Aux termes de ce compromis, l’Union européenne, responsable du cafouillage pour avoir sous-évalué l’impact du retour précipité des quotas sur certaines livraisons chinoises après leur démantèlement, le 1er janvier, prend à sa charge l’essentiel de l’effort de déblocage des cargaisons de pull-overs, pantalons, et autres chemises livrées en surplus : elle accepte d’assouplir les quotas accordés aux Chinois pour 2005, et laissera entrer les produits bloqués après avoir pourtant reçu des licences d’entrée en Europe.

Le geste de Pékin apparaît plus modeste, qui ne renonce qu’à une petite partie des quotas accordés pour 2006.

La Commission a dit espérer obtenir un accord d’ici le début de la semaine prochaine, mais il a finalement eu lieu mercredi, après que Bruxelles ait fourni aux Etats-membres des assurances sur la gestion future des quotas avec la Chine.

Les commentaires divergent sur l’impact de cet accord pour une industrie du textile dont l’Union européenne reste ­ – on a tendance à l’oublier ­ – le second exportateur mondial.

Aux yeux de M. Mandelson, le compromis préserve l’essentiel : le dispositif conclu à l’amiable en juin avec la Chine, afin d’endiguer jusqu’à la fin de 2007 le déferlement des textiles chinois.

Informée avec retard de l’état des livraisons par l’intermédiaire des capitales, la Commission n’a pu prendre la juste mesure de l’envolée des importations en provenance de Chine.

Fanch