D’importantes cultures commerciales de maïs transgénique en France ?

La question se pose après la révélation par Le Figaro du 6 septembre que près de 1 000 hectares de maïs transgénique étaient exploités dans le sud-ouest de la France.

Un problème majeur posé par les cultures transgéniques est le risque de contamination des champs voisins cultivés de manière conventionnelle ou en agriculture biologique.

Au Canada, où le colza est dans une très grande proportion transgénique, un millier d’agriculteurs biologiques ont déposé une plainte contre Monsanto et Bayer, qui commercialisent les semences de colza transgénique.

En France, les conditions de coexistence entre cultures OGM et non OGM doivent être réglées par le projet de loi annoncé pour la fin de l’année.

Un comité de biovigilance, instauré en 1999 par l’article L 251-1 du code rural, est en effet « chargé de donner un avis sur les protocoles de suivi de l’apparition éventuelle d’événements indésirables » pouvant intervenir lors de la dissémination d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Le texte dispose aussi que « la traçabilité des produits doit être assurée soit par suivi du produit, soit par analyse ».

Mais le comité n’a pas été informé de l’ampleur des cultures commerciales lors de sa dernière réunion en mai.

« Le comité n’est pas censé être informé des cultures commerciales », indique-t-on au ministère de l’agriculture.

Le secret de ces cultures commerciales a provoqué de vives réactions chez les élus et les associations concernés.

« Cette information survient quelques jours avant le début de plusieurs procès.

Du côté gouvernemental, la réaction a été réduite à un communiqué du ministère de l’agriculture, reconnaissant les cultures sur « 492,8 ha ».

Fanch