Il y a une semaine était votée la loi sur les PME, appelée aussi loi Jacob, qui comprend le fameux article 33 encadrant les enchères électroniques inversées, qui ne fait pas la différence entre biens matériels et prestations intellectuelles, alors que ce dispositif de vente est utilisé aussi bien pour acheter des jus d’orange que, de plus en plus, des informaticiens.
Selon une étude d’Unilog-HEC réalisée en 2004, ce procédé est la première solution d’achat électronique (biens et prestations) des entreprises.
L’article 33 de cette loi vise à clarifier cette pratique en stipulant que «à l’issue de la période d’enchères, l’identité du candidat retenu est révélée à l’ensemble des autres candidats».
Par ailleurs, l’organisateur de ces enchères doit s’assurer «de la réalité des offres présentées».
Manière d’éviter la «technique du lièvre», courante dans le monde agricole.
Il arrive en effet qu’un distributeur envoie de fausses enchères dans un tel dispositif uniquement pour voir jusqu’où les tarifs pourraient baisser.
Cette loi (dont les décrets d’application ne seront publiés qu’en fin d’année) ne satisfait pas les informaticiens, notamment, qui craignent un dumping social.
Nées au milieu des années 1990 aux États-Unis, les enchères inversées ont d’abord concerné la grande distribution (fruits et légumes).
Ce genre de pratique, même si elle est loin d’être la seule cause, a entraîné une baisse des tarifs des prestations, en particulier chez de nombreux consultants indépendants dont les honoraires ont pu baisser jusqu’à 50% ces dernières années.
Il s’agit souvent d’une conséquence du développement des sous-traitances en cascade et autres marchandages commerciaux cherchant à obtenir le prix le plus bas.
Fanch
