Constitution Européenne, la fin d’une rêve ?

En suspendant le référendum prévu l’année prochaine, ils ont sans doute donné le coup de grâce à l’idée de Constitution européenne, mais les blessures fatales avaient été infligées d’abord par les Français, puis par les Néerlandais.

Pour un peuple qui vit dans un Etat dépourvu de Constitution, il était déjà étrange d’avoir à se prononcer sur une Loi fondamentale sans lien avec un Etat.

Quand les récalcitrants sont deux pays fondateurs, dont un fait partie du groupe des « grands », au moins par le nombre de voix au Conseil européen, il est plus difficile d’agir comme si rien ne s’était passé.

Ils avaient élargi le débat aux parlementaires nationaux et européens au sein d’une Convention qui, pour les plus optimistes, pouvait rappeler la Convention de Philadelphie qui, au XVIIIe siècle, élabora la Constitution américaine.

Tony Blair veut mettre à profit la présidence britannique de l’UE, à partir du 1er juillet, pour modeler une Europe à son goût.

En commençant par les réformes propres à répondre aux « problèmes immédiats [des Européens] : l’emploi, l’impact de la globalisation sur la sécurité, sur l’immigration, sur le crime organisé ».

Fanch